la chaleur au fond de la mine
par PAILLART André le, 27/10/2007"La température des terrains à - 1000 m atteint environ quarante et un degrés.
Ces terrains qui émettent de la chaleur réchauffent donc l'air en circulation au fond.
A cette chaleur naturelle s'ajoutent encore celle créée par les locos diésel, les moteurs électriques, les frottements des tapis sur les rouleaux, les produits transportés sur les convoyeurs, etc...
C'est pour cela d'ailleurs, et les mineurs le constatent journellement, qu'il fait plus chaud dans les galeries en retour d'air que dans celles en entrée d'air.
Dans les chantiers en creusement, donc en aérage secondaire, la chaleur peut atteindre parfois trente-quatre degrés
Le travail des hommes, on le conçoit y devient alors beaucoup plus difficile.
Pour combattre la chaleur, en particulier dans les chantiers en creusement, l'Unité de Production de Lens vient de mettre en service une station de réfrigération. Le Vc 23 de la veine B, à l'ouest du champ sud du 4 de Lens, est le premier chantier à en être équipé.
Si le froid, tout relatif d'ailleurs, ne peut parvenir jusqu'au chantier en creusement, on le fabrique sur place.
L'appareillage de refroidissement se compose de trois éléments:
Un échangeur thermique adapté sur la ligne de ventube, une station de réfrigération située 650 m en amont, et un poste réfrigérant qui se situe 1000 m plus loin, au pied du puits 5.
On utilise l'eau comme refroidisseur. Cette eau, mue par des pompes, circule entre ces trois appareils dans deux colonnes parallèles: un circuit d'eau froide à l'aller, un circuit d'eau chaude au retour.
C'est l'inverse du chauffage central, la chaudière étant remplacée par un réfrigérateur.
Les six degrés gagnés aujourd'hui à front du chantier sont appréciables. Il est plus facile de travailler à la température de vingt-huit degrés qu'à celle de trente quatre.
Ce progrés réalisé dans l'amélioration des conditions de travail ne sera sûrement limité à ce genre de chantier.
Dès que la technique sera maîtrisée, d'autres installations pourront être mises en service."
Sources:Relais N°86 octobre 1976

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