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les combats de coqs
par PAILLART André le, 29/09/2009  

C'était l'une des distractions favorites des mineurs de notre région.
Bien que encore tolérés de nos jours en France, en l' occurence dans notre région Nordiste, les combats de coqs furent interdits en Belgique dés 1935.
Les coqs " batillards " proviennent d'une espèce particulière issue des croisements poules / faisans ou coqs / faisanes. Les propriétaires de ces animaux de concours (" les coqueleux ") les nourrissaient d'avoine macérée dans la bière, de fèves et d'eau de boissons dans laquelle on avait ajouté des clous rouillés.
Les concours se disputaient dans un parc, autrement appelé "
Gallodrome ", de 3m x 2m.
Pour les combats il y avait 3 catégories: les moins de 8 livres, la catégorie médium se situant ente 8,1 et 9 livres, et enfin les plus de 9 livres.
Avant le combat, on armait les pattes du coq d'un éperon en acier pointu de 5 cm de longueur. Le coqueleux lui faisait ingérer une gousse d'ail ainsi qu'une giclée d'eau de vie afin d'attiser leur agressivité. Une ampoule électrique située à un mètre environ du sol éclairait le parc.

Les deux " coqueleux " présentaient face à face pendant quelques secondes les deux adversaires avant que ces derniers s'affrontent, puis les lâchaient dans le parc clos.
Le combat ne durait guère plus de 6 minutes, et le vaincu payait de sa vie, les blessures irréversibles des éperons de l'adversaire souvent orientées vers le coeur de l'oiseau.
Comme au casino, un préposé à ces combats était affecté à collecter les mises des parieurs avant et pendant le combat.
Les engagements sur ces paris n'étaient que verbaux, cependant chacun respectait les règles du jeu et après le combat régularisait sa mise au préposé.
Il arrivait même que le coq vainqueur s'écroule quelques dizaines de secondes après la mort de l'adversaire.
Dans ce cas de figure, il était déclaré un No Contest ou nul, les deux participants comme tous les vaincus terminaient à la casserole avec une délicieuse sauce au vin agrémentée de lardons, de champignons et de rondelles de carottes.... La recette classique du coq au vin....

En document annexe: Oeuvre du peintre Belge, Rémy Cooghe (1855 - 1935). Ce dernier a longtemps vécu dans notre région minière Nordiste.

par TIOT RITAL le, 30/09/2009

Il y a une dizaine voire quinzaine d'années, j'ai pu voir des combats de coqs à Raimbeaucourt, un village situé au nord est de Douai et je voudrais apporter mon témoignage.
Sur 2 simples ardoises, accrochées près du gallodrome, étaient notées à la craie les noms des propriétaires des coqs qui allaient combattre.
Les paris ne passaient pas par l'entremise d'un préposé mais se faisaient oralement de parieur à parieur, d'où des croisements d'interjections ce qui créait un sacré tohu bohu ! Les paris s'exprimaient avec des mises extravagantes de 2000 F, 3000 F, 5000 F parfois plus ! Souvent le propriétaire du coq misait sur la victoire de son champion contre 4 ou 5 parieurs ce qui faisait frémir vu l'importance des sommes engagées.
Après le combat, les parieurs perdants remettaient l'argent aux vainqueurs sans rechigner. Ce n'est qu'à ce moment là que j'ai compris que les mises s'exprimaient en... anciens Francs !
Ce qui était terrible, c'était de voir que des coqs s'écroulaient sans traces de sang sur eux. En fait ils mourraient d'une hémorragie interne provoqué par la pénétration des éperons acérés (de mémoire environ 6 à 7 cm) collés soigneusement, avec du solide adhésif, par leur propriétaire. Un coq champion avait 14 victoires à son actif ce qui était, d'après les coqueleux présents, un beau record de longévité.
Le combat faisait voler les plumes partout. Les coqs sautaient l'un contre l'autre, les pattes repliées pour pointer les éperons sur l'adversaire
Un signal annonçait qu'il s'était écoulé un certain temps (4 minutes, je crois). Si un coq épuisé s'allongeait au sol, son adversaire montait sur lui et lui plantait des coups de bec sur le corps, rarement sur la tête mais sans acharnement. Parfois un propriétaire voyant son coq dans cette situation critique demandait l'arrêt du combat proclamé naturellement perdu pour son coq.
C'était un spectacle barbare et pourtant, j'avoue que cela m'a diverti.

par SION le, 04/10/2009

Le tableau du peintre Rémy COOGHE (combat de coqs) est visble au musée de la piscine à Roubaix. Natif de Mouscron, sa famille s'est instalee ensuite à Roubaix.
Enfin précision sur l'issue du combat : il arrivait que le "vaincu" survive... Certes avec des blessures.
Né juste après guerre (40/45) j'accompagnais, dans les années 50, mon grand-père dans les nombreux gallodromes, le plus souvent situé dans la cour d'un café. J'armais quelquefois les coqs quand mon grand-père pris par l'ambiance et la bière qui coulait à flot me confiait cette périlleuse mission.
Je retiens de cette période l'atmosphère de cette réunion. Les cris et encouragements en ch'ti, en flamand, quelquefois en polonais. Enfin une salle enfumée avec l'odeur de la bière. Quelquefois une présence féminine : sans doute la compagne d'un coqueleux. Très souvent plus "supportrice" que son compagnon, ses cris portaient dans la salle.

PS : le coq vaincu mort au combat était accommodé par ma grand-mère qui refusait toujours de cuisiner un coq qui avait fait plusieurs combats, ses blessures cicatrisées donnant une volaille de mauvaise qualité.
André


  ( 1 photos)  


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