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LA PLUS BELLE ECOLE DU MONDE 1ère partie : l’école maternelle
par berlens78 le, 15/02/2019  

La plus belle école du monde, c’était l’école Pasteur à Bruay. Elle ressemblait à un petit village avec ses 3 ensembles de bâtiments, école maternelle, école des filles et école des garçons. Et puis autour les jolies petites maisons de fonction des instituteurs et institutrices avec le jardinet devant et le potager à l’arrière ; séparées les unes des autres par un garage.
Les maisonnettes, la rue, tout y semblait en réduction, comme réduit à notre taille d’enfant finalement.
Derrière les écoles, commençait la campagne avec ses champs qui s’étendaient jusqu’à l’horizon, sur lequel se dessinaient les terrils de la Clarence et de Calonne à ce qu’on disait. Face à la grille de l’école des garçons, une allée bordée de peupliers conduisait au stade parc enchanté avec ses terrains de foot, sa grande pelouse et ses tribunes imposantes, son gymnase avec les pistes d’athlétisme, et son parc avec le kiosque, les jeux de boules, le bassin aux poissons rouges, les balançoires et le grand bac à sable.

En venant de la rue du Jura, on traversait la rue d’Hulluch en face de la piscine et là, on empruntait la voie qui menait à l’école ; elle se déroulait tranquillement en courbe harmonieuse, avec ses lampadaires et ses parterres de fleurs sans clôture. On n’empruntait que le trottoir qui longeait l’école maternelle, jamais le trottoir des maisons d’instituteurs. Il n’y avait quasiment pas de voitures à l’époque. On n’y entendait que le bruit du vent dans les branches des peupliers. Il y a quelques années encore, avant qu’elle ne soit rasée, lorsque j’y retournais en pèlerinage, je me garais rue du Jura, en face de la piscine, et j’y allais à pied. Comme on se rend dans un sanctuaire.

Je devais avoir 4 ans lorsque j’y suis allé la première fois. Je tenais la main de ma mère et j’allais entrer à l’école maternelle. Nous marchions lentement sur le trottoir qui longeait la cour de l’école ; j’étais encore trop petit pour apercevoir les fenêtres des classes par-dessus la haie. Je serrais fort la main de ma mère et j’avais les larmes aux yeux. J’ai sans doute pleuré quand ma mère m’a confié à la directrice, Madame Sauvage, mais curieusement, je ne m’en souviens pas. Et si j’ai versé des larmes, ce fut la première et la dernière fois.

Car les premiers jours d’anxiété et de séparation oubliés, tous les souvenirs qui me reviennent aujourd’hui à l’esprit sont marqués du sceau du bonheur et de l’insouciance.

A la maternelle, nous faisions du hula hoop dans la salle de gymnastique ; on jouait aussi au mouchoir, assis en rond par terre, au son de la musique qui s’échappait du TEPAZ posé sur une chaise ; on apprenait la danse, et à sauter à la corde. Il me semble que filles et garçons étaient mélangés à cet âge-là, tout au moins pendant les récréations. Et dans les classes, c’était l’apprentissage de l’artisanat : j’ai tricoté un cache nez en laine jaune et orange que je possède encore, fabriqué des paniers en osier, peint des oiseaux en plâtre...

Un jour, l’institutrice, Madame Gorrée, avait sorti d’un grand carton des reproductions d’oiseaux en plâtre, et elle avait demandé à chaque enfant d’en choisir un pour le peindre ; alors ma mère m’a conduit chez une voisine qui possédait un livre de la collection Buffon avec de magnifiques illustrations d’oiseaux de nos régions : je ne savais pas lequel choisir ; j’hésitais entre la huppe et sa crête de plumes incroyable, le martin pêcheur de toutes les couleurs, le pic vert avec sa petite calotte rouge, le rouge gorge, le chardonneret… Ces « oiseaux », pour moi qui ne connaissais que les moineaux, pigeons et autres corbeaux, étaient extraordinaires et ce fut comme une révélation de la nature incroyable qui devait exister pas très loin mais dont je ne soupçonnais pas même l’existence. J’hésitais longuement entre le martin pêcheur et le pic vert, et devant mon désarroi, finalement, mon institutrice qui était aussi la meilleure institutrice du monde, m’avait donné les 2 à colorier. (voir les 3 photos de l’album BUFFON).

Ces travaux exécutés à la maternelle étaient ensuite exposés dans la grande salle de l’hôtel de ville. Et nous pouvions aller à pied les contempler le samedi ou le dimanche avec nos parents. Toutes les écoles de Bruay y exposaient ainsi leurs travaux mais les plus beaux et les plus réussis étaient toujours, bien sûr, ceux de l’école Pasteur… Les oiseaux que nous avions peints, avec l’aide de la maîtresse, avaient ensuite été vernis et le résultat était magnifique. Ils sont restés longtemps sur la cheminée de la salle à manger ; puis se sont sans doute envolés.

Nous faisions aussi des sujets en pâte à modeler ; avec mon camarade Joël de la rue de Divion, nous en cachions des morceaux dans le casier sous la table pour fabriquer des buts, des petits bonhommes et aussi un ballon ; et nous faisions des parties de foot endiablées sur la table du pupitre ainsi transformée en terrain de foot. (voir la photo d’un pupitre de cette époque)

Dehors, dans la cour de récréation il y avait un grand bac à sable avec des seaux et nous faisions des pâtés. Puis un jour, en creusant, j’ai découvert une énorme boule noire, en fer et on nous a ensuite interdit d’y aller quelque temps. Selon des camarades bien informés, il s’agissait d’un biscayen ; mot resté très mystérieux encore à ce jour.

Une grande partie de l’année était occupée à préparer le spectacle de la fête des écoles en été. Répétitions du défilé, du spectacle, préparation des costumes. Il n’y a malheureusement pas eu de photos de ces spectacles et il ne me reste que de très vagues souvenirs. Celui d’un défilé en pleine chaleur de juillet rue Alfred Leroy sur le chemin du stade Parc, où nous étions déguisés en chinois ou mandarins, avec une épaisse peinture jaune sur le visage qui sous l’effet de la chaleur fondait et nous coulait dans le cou.
Et d’un autre spectacle que nous avions représenté au Colisée, en soirée, un samedi : nous avions pu accéder aux loges des artistes pour nous déguiser en peaux-rouges (avec encore de la peinture, rouge cette fois, mais qui fondait elle aussi à cause de la chaleur des projecteurs !) ; et le spectacle consistait essentiellement en une danse endiablée tout autour d’un bûcher sur lequel rôtissait l’un de nos malheureux camarades.

J’ai gardé la même institutrice pendant ces deux années enchantées de la maternelle ; je ne retrouve plus son nom de jeune fille ; je crois qu’elle s’était mariée un peu plus tard avec le fils de Monsieur Gorrée, le directeur de l’école Pasteur et je ne me souviens d’elle que sous son nom marital. Je l’avais revue 30 ans plus tard place Marmottan un dimanche qu’elle se consacrait à la collecte de fonds pour l’UNICEF ; et elle se souvenait encore de moi. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue ; Internet n’a pas gardé de traces de son passage. Mais dans mon cœur elle restera à jamais la plus belle institutrice du monde de la plus belle école du monde…



  ( 4 photos)  


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