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LA PLUS BELLE ECOLE DU MONDE 3ième partie : La cour de récré
par berlens78 le, 20/02/2019  

Le directeur sonnait la cloche dans la cour pour les récréations et la fin des cours. Mais lorsqu’elle retentissait, ce n’était pas la ruée comme on peut le voir aujourd’hui dans nombre de fictions télévisées. La cloche, c’était une indication pour le maître en fait; et il ne nous restait plus qu’à attendre qu’il nous donne le signal pour sortir : « Fermez vos cahiers, rangez vos livres et vos cahiers et n’oubliez pas vos cartables ». Et on sortait dans le calme.

Une fois dans le couloir, on était libres et on pouvait courir et crier à tue-tête ; enfin on croyait être libres, car on pouvait encore tomber nez à nez avec un maître d’une autre classe ou même le directeur !... Quand çà arrivait, on était alors stoppés net sur notre monture, désarçonnés, et on ressentait une vive douleur suivie d’une montée de chaleur sur le lobe supérieur de l’oreille…

Dans la cour, on ne risquait plus grand-chose car les maîtres se tenaient au centre, en cercle, et barbotaient entre eux. Il ne restait souvent que le maître de service qui était chargé de la surveillance ; mais la cour était grande et le préau également et les cachettes ne manquaient pas.

Dans la cour, on jouait aux billes, au foot avec un vieux cache-nez roulé en boule (les ballons étaient interdits et immédiatement confisqués) ou encore à la chaînette ; ce jeu consistait à attraper en courant les camarades un par un qui, une fois capturés, nous donnaient la main et venaient agrandir la chaîne. A la fin du jeu, il n’était pas rare de trouver plusieurs chaines de 20 ou 30 enfants se tenant par la main et ratissant la cour à la poursuite des derniers fuyards. Et quand deux chaines de cette envergure se rencontraient, elles fusionnaient et pouvaient s’étendre sur toute la largeur de la cour. Puis elles éclataient et tous les enfants partaient en courant dans tous les sens. On avait découvert sans le savoir les lois de la gravitation universelle.

Le lundi, chacun racontait ce qu’il avait fait ou vu le dimanche à la télé (pour les plus chanceux) ou au cinéma. On racontait le film ou le dernier épisode du feuilleton devant un petit cercle de camarades bon public ; puis on passait à l’action en devenant subitement Ivanhoé (« Y va s’noyer »), Thierry la fronde, la tulipe noire, Lancelot, Le Capitan, Geronimo …

Parfois le cheval se cabrait lors d’une joute à la lance et on se retrouvait par terre à racler le bitume de la cour, les genoux en sang. Penaud, on allait voir le maître qui nous conduisait chez le directeur dans son bocal en verre et qui disposait d’une trousse médicale d’urgence. On avait droit à l’extraction des petits gravillons de la plaie sans anesthésie, à l’alcool à 90 qui nous faisait serrer les dents (fallait montrer qu’on était fort !) puis au mercure au chrome et enfin au sparadrap.
Et aussi à la remontrance, mais souvent bienveillante : « t’as déchiré ta culotte ! Qu’est-ce qu’ils vont dire, tes parents ? ». Avec de la chance et un léger supplément de souffrances, on pouvait parfois prétendre au pansement. C’était ensuite le retour auprès des camarades qui attendaient anxieusement sous le préau et on pouvait jouer au héros, au dur à cuire. « Même pas mal… ». Les genoux ou les coudes étaient souvent « couronnés » et barbouillés de rouge; c’étaient les parties du corps les plus exposées.

Il y avait aussi une récréation qui durait toute une journée : c’était le dernier jour avant les grandes vacances d’été, en juillet. Ce jour-là, on pouvait arriver en retard, apporter des jeux à l’école et y jouer dans la cour ou dans la classe avec les camarades. Je crois me souvenir du dernier jour de CM2, dans la classe de Mr Jean Wacheux : Alain, son neveu je crois, avait apporté une grande mallette avec à l’intérieur une roulette, un tapis vert et des plaques de casino.
Nous ne connaissions pas ce jeu et ce fut une découverte extraordinaire : le grand tapis vert déplié sur une table, la banque, les plaquettes de différentes tailles, les rouge et noir, impair et manque, le n° qui rapportait 36 fois la mise !...
Le maître venait jouer avec nous ; il était devenu presque un camarade; notre univers si bien organisé en était tout chamboulé et c’était merveilleux. Nous en regrettions presque l’arrivée des vacances…

( « … et les derniers jours de l'année où l'on s'aperçoit que les professeurs sont des hommes parce qu'ils vont partir en vacances et que l'on est moins nombreux. » (Boris Vian, « l’herbe rouge »))


 


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